La publication de l’encyclique Laudato Si du pape François a été un peu partout saluée comme un fait révélateur : celui d’une volonté des organisations religieuses de s’impliquer plus avant et surtout de manière plus explicite et significative dans les débats autour de l’écologie et, par extension, des questions relatives aux effets de la globalisation. Mais le catholicisme romain est loin d’être le premier ou le seul à s’être manifesté. Un peu partout sur la planète, les organisations religieuses ou « spirituelles » paraissent empressées de montrer qu’elles peuvent elles aussi (au même titre que des acteurs économiques, comme les grosses entreprises industrielles, ou politiques, comme les États) contribuer à limiter le préjudice environnemental de l’activité humaine.
Dans l’imaginaire collectif, le missionnaire est revêtu de blanc, arbore la barbe, affronte la jungle et les « sauvages ». Il appartient à un âge révolu, celui des colonies. Depuis la décolonisation et Vatican II, cette image a disparu et il n’est plus souvent question des missionnaires. C’est qu’en cinquante ans, leurs fonctions, missions et statuts se sont profondément modifiés. Ils se sont professionnalisés et ressemblent à s’y méprendre aux coopérants des ONG humanitaires. On compte aujourd’hui dans le monde 1 864 stations missionnaires avec prêtre résident et 136 572 qui n’en possèdent pas. D’une manière générale, le nombre de missionnaires laïcs est en augmentation et ils sont aujourd’hui 368 520. Peu d’études se sont intéressées à l’évolution des missions depuis les années 1950. Un colloque récent à Montréal a montré tout l’intérêt du sujet.
ORELA a cinq ans ! En effet, notre Observatoire des Religions et de la Laïcité a été lancé il y a exactement cinq ans, le 5 février 2012. Nous sommes fiers du chemin parcouru depuis : en cinq ans, pas moins de 1 440 revues de presse quotidiennes et 230 analyses ont été mises en ligne. Notre site a pu compter sur 142 000 visites et a attiré 92 500 visiteurs uniques. Chaque revue de presse quotidienne compte à ce jour en moyenne 2 000 visites, chaque analyse hebdomadaire 7 000 à 10 000, et nos rapports et dossiers 10 à 15 000. Et cela sans compter notre événement "La Religion dans la Cité", organisé à Flagey en janvier 2016, qui a accueilli 7600 visiteurs — en chair en en os cette fois... Autant dire que notre objectif de départ a été largement dépassé, et que nous sommes heureux de continuer aujourd'hui, en février 2017, à proposer de manière totalement gratuite un outil performant de compréhension du religieux, au service de la communauté des chercheurs et du grand public.
L'année 2017 nous permettra de vous offrir de nouvelles analyses, davantage de rapports et expertises, ainsi que de nouveaux outils d'étude du religieux. ORELA continuera également, six jours par semaine, à vous proposer une revue de presse actualisée sur le fait religieux et les convictions et, une fois par semaine, suivant l'actualité, il vous adressera (si vous avez souscrit à notre Newsletter en vous abonnant ici) un mail annonçant la mise en ligne d'une nouvelle analyse rédigée par l'un des experts de notre Centre ou de notre réseau académique international.
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Le festival bruxellois « La Religion dans la Cité » organisé en janvier 2016 à Flagey par ORELA, en collaboration avec le journal "Le Soir" et la RTBF, a été clôturé par une grande conférence de la sociologue et philosophe française Dominique Schnapper. Intitulée "Séparation du politique et du religieux : entre particularismes et vocation universelle", elle est présentée par le journaliste William Bourton.
Le grand quotidien francophone belge Le Soir vient de faire paraître, en collaboration avec la RTBF, les résultats d’une vaste enquête intitulée Noir, jaune, blues qui, sous forme de radioscopie, entend dresser le portrait des attentes des citoyens de ce pays, vingt ans après une première enquête similaire commandée au lendemain de l’Affaire Dutroux et de la crise morale profonde qu’elle avait engendrée. 4700 personnes ont cette fois été interrogées par l’Institut Survey and Action, à l’initiative de la Fondation Ceci n’est pas une crise et ce sous forme d’entretiens personnalisés, pour établir un constat frappant, corroboré par les observations des journalistes et des experts : face au monde incertain et fragmenté qui nous est annoncé, face au basculement sociétal et aux mutations majeures qui pointent, les Belges sont inquiets, vulnérables, déprimés, se replient sur leur quant à soi, ont peur du présent, de l’avenir et des étrangers, et projettent en particulier leurs angoisses sur l’islam et les musulmans.
Après une lecture du curé Meslier par le comédien Laurent Capelluto, nous proposons ici le huitième débat du festival bruxellois « La Religion dans la Cité » organisé à Flagey par ORELA en collaboration avec le journal "Le Soir" et la RTBF. Intitulé "Comment parler de la religion ?", il a comme intervenants Marie-Claire Foblets, Guy Haarscher et François De Smet et est animé par les journalistes Myriam Leroy et William Bourton — le débat est accessible à partir de 7'10.
Pakistan’s relationship with Islam is extremely intense. From all the Muslim majority countries of the world, it is the only one whose very existence is rooted in religion. Therefore, it is not surprising that, even after seventy years of lifetime, it still faces tremendous difficulties to domesticate Islam whose representatives’ claims on the State have never ceased growing since its foundation. The manipulation of religion for political purposes generates inevitably a cost, which precisely is what Pakistan is paying in its daily confrontations with Islamists demanding what they consider their legitimate right to power.